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mémoire des rendez-vous


rendez-vous de l'année 2011


séance spéciale : Marie José Burki (séance spéciale)

date : le 26/01/2011

lieu(x) et coordonnées

horaire(s) : 18h-20h

description :
Projections suivies d'une rencontre avec l'artiste. Horizons of a world (2001 / extrait 5'), collection Frac Franche-Comté. De nos jours (dedans), (2004 / 10’18’’). De nos jours (matin), (2005 / 11’46’’). Sometimes, somes of them here (2008 / 20’)

Horizons of a world, est une oeuvre issue d’une série réalisée entre 2001 et 2007. Celle-ci présente une sorte de « balayage » effectué sur la campagne genevoise et française. De nos jours (dedans) et De nos jours (matin) sont de courtes vidéos appartenant à la série De nos jours, 2003-2007. L’artiste capte des moments de journées dominicales, ici la fin d’un repas somptueux, là un lendemain de fête près d’une piscine. Sometimes, somes of them here, est une vidéo tournée à Bruxelles en période de fête de fin d’année.

Artiste suisse, Marie José Burki vit et travaille à Bruxelles. Son travail mêle photographie, sérigraphie, objet et vidéo. Depuis 1986, son oeuvre est régulièrement exposée en Europe et aux Etats-Unis.

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séance spéciale : Emmanuelle Antille (séance spéciale)

date : le 01/02/2011

lieu(x) et coordonnées

horaire(s) : 18h-20h

description :
Projections suivies d'une rencontre avec l'artiste. Wouldn’t it be nice (1999/ 14’). Invisible to the rest (2006 / 7’30’’). Even if we fall (2007 / 9’30’’). Strings of Affection (2009 / 10’).

« Les thèmes récurrents des vidéos d’Emmanuelle Antille tournent principalement autour des relations humaines : les rapports de force, les confessions intimes, les rituels et codes présents dans tout groupe d’individus. La famille y tient une place privilégiée[…] Un style particulier caractérise la manière de filmer ces différentes histoires qui oscillent subtilement entre réalisme et onirisme : la lenteur de chaque scène donne le temps à l’action de se dérouler librement ; la parcimonie, voire l’absence de dialogue entre les différents personnages offre de multiples possibilités d’interprétation ; la narration ouverte n’enferme pas les images à l’intérieur d’un simple récit mais leur donne l’étoffe de songes. », Caroline Nicod, Extrait du catalogue de l’exposition Surréalités, Centre Pasquart Bienne, Suisse.

Emmanuelle Antille vit et travaille à Lausanne. Elle a développé sa pratique dans le champ des médias électroniques. En 2003, elle représentait la Suisse à la 50e biennale de Venise.

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vernissage de l'exposition - Raphaël Zarka, Topographie anecdotée du skateboard (vernissage)

date : le 17/02/2011

lieu(x) et coordonnées

horaire(s) : 18h30

description :
Le Frac Franche-Comté présente, au musée des Beaux-Arts de Lons-le-Saunier et en partenariat avec les musées du Jura, une exposition autour de « Topographie anecdotée du skateboard », œuvre vidéo de Raphaël Zarka, récemment acquise par le Fonds régional d’art contemporain.

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séance spéciale : Silvie Defraoui (séance spéciale)

date : le 08/03/2011

lieu(x) et coordonnées

horaire(s) : 18h-20h / entrée libre

description :
Projections suivies d'une rencontre avec l'artiste.
-Aphrodite Ping Pong, 2005 / 10'
-Résonances et courants d’air, 2009 / 22'15"
-La Rivière, 2009 / 10'
-The Dark so Day, 2010 / 9'
-Copie conforme d’un instant précis, 2007 / 4'20"

Silvie Defraoui propose une interrogation sur l’image, ses pouvoirs et ses limites. Elle recourt à des techniques comme la photographie, la vidéo et l’image numérique.
À partir de 1975, avec Chérif Defraoui puis seule après le décès de celui-ci en 1994, elle développe des propos inédits et utilise des techniques souvent inconnues pour l’époque. La relation à la photographie, aux documents – notamment la collecte d’images médiatiques – la prédominance de la vidéo et l’utilisation de documents sonores sont des constantes de son oeuvre.
Le travail des Defraoui s’inscrit dans un ensemble, «Archives du futur», qui les a fait connaître internationalement.
Ils furent les premiers artistes à penser l’existence du virtuel tel que nous le concevons aujourd’hui et parmi les premiers à envisager des installations vidéo.

Née en Suisse en 1935, Silvie Defraoui vit et travaille en Suisse et en Espagne.
En 1975, elle a fondé avec Chérif Defraoui la section Média mixte à l’Ecole des Beaux-Arts de Genève. Les Defraoui ont, notamment participé à la Documenta de Kassel (1992) et à la Biennale de Venise (1993). Une rétrospective de leur travail a été présentée en 2004-2005 au Kunstmuseum à Saint-Gall, au Mamco à Genève et au Macedonian Museum of contemporary art à Tessaloniki. Silvie Defraoui est lauréate du prix de Genève pour les arts plastiques (2007) et du grand prix de la Fondation vaudoise pour la culture (2008).

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performance / « topologie » une application du processus re|action, par Annie Vigier et Franck Apertet (les gens d’Uterpan) (performance)

date : du 18/03/2011 au 26/03/2011

lieu(x) et coordonnées

horaire(s) : voir page accueil

description :
Le Frac Franche-Comté invite Annie Vigier et Franck Apertet - les gens d’Uterpan - à réactiver la performance « Topologie » à Besançon. Elle se déroulera dans le centre-ville de la capitale comtoise, du 18 au 26 mars 2011, en partenariat avec le Centre chorégraphique national de Franche-Comté.

Cinq danseurs arpentent Besançon. Leurs trajets sont dictés par la superposition, sur le plan du centre-ville, d’un graphique. Aux intersections de ce dernier, ils se rencontrent. A l’une des extrémités du parcours se trouve leur logement. A l’autre, un point de référence en relation avec les futurs bâtiments du Frac Franche-Comté, au sein de la Cité des Arts et de la Culture. Là, se trouve le plan de la performance, encadré d’enceintes qui diffusent une partition sonore.

Topologie se construit, au jour le jour, par les déplacements des danseurs dans la ville. Leurs trajets et leurs gestes sont peu à peu systématisés, chorégraphiés pourrait-on dire. La répétition des attitudes, naturelles au départ, atteint une rigueur millimétrique. La partition sonore est construite à partir des bruits enregistrés pendant les temps de déplacement des danseurs.

Au public averti, des indications sur le parcours sont communiquées quotidiennement via le site internet du Frac Franche-Comté. Le public non averti, lui, ne peut manquer de remarquer des agissements qui, s’ils sont tout à fait ordinaires, sont répétés chaque jour exactement à l’identique. Topologie interroge le fait d’agir avec préméditation et obstination dans l’espace public.

Topologie met en évidence la présence d’êtres qui, s’ils portent indubitablement un projet, n’arborent aucun signe distinctif. Dès lors, n’importe quel passant peut être concerné. La performance permet ainsi de modifier les regards sur la ville et ceux qui la traversent.

Annie Vigier et Franck Apertet sont chorégraphes. Depuis plus de quinze ans, ils transgressent les limites de la danse contemporaine en l’intégrant au champ des arts plastiques. Avec Topologie, ils étendent l’espace de la scène et le temps de la représentation à l’échelle d’un centre-ville et à la durée d’une dizaine de jours.


Les gens d’Uterpan :

Chorégraphes :
Annie Vigier et Franck Apertet

Interprètes:
Audrey Aubert
Annie Vigier
Luis Andres Corvalan Correa
Thibaud Croisy
Jérémy Paon

Sonorisateur:
Nicolas Martz


séance spéciale : Sebastian Diaz Morales (séance spéciale)

date : le 29/03/2011

lieu(x) et coordonnées

horaire(s) : 18h-20h / entrée libre

description :
Projections suivies d'une rencontre avec l'artiste.
-Persecution of the white car, 2001 / 21' (collection Frac Franche-Comté)
-15.000.000 Parachutes, 2001 / 25'

Sebastian Diaz Morales réalise des films dont les sujets sont les territoires qu’il sillonne, les hommes qu’il rencontre et les contextes sociaux-politiques qu’il découvre lors de ses voyages à travers le monde. Ses œuvres tenant à la fois du film documentaire social fictionnalisé et du cinéma expérimental, créent des atmosphères intenses et énigmatiques.
Persecution of the white car réalisé en 2001 lors d’un séjour à Durban en Afrique du Sud, raconte un voyage ou un rêve : un homme dont on entend seulement la voix tente de raconter à une femme le souvenir de neuf jours passés dans une ville dont il a oublié le nom. 15.000.000 Parachutes a été réalisé la même année à Jakarta. Il se présente comme une allégorie des conditions de vie difficiles de la population.

Sebastian Diaz Morales est né en 1975 à Comodoro Rivadaria en Patagonie. Il vit et travaille à Amsterdam.
Ses films et installations sont projetés ou exposés depuis 2000 en Europe et dans le monde. Sebastian Diaz Morales a été plusieurs fois récompensé en 2009 (Guggenheim fellowship, NY, USA - Hubert Bals Fonds, Rotterdam Film Fest, The Netherlands - VIDEOEX, First prize for Oracle, Zurich, Switzerland - Oberhausen short Film Fest, Special Mention for Oracle, Germany).

www.sebastiandiazmorales.com

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les conférences du frac franche-comté / conférence de Stéphanie Jamet-Chavigny sur le triptyque photographique Out and out d’Istvan Balogh (conférence)

date : le 06/04/2011

lieu(x) et coordonnées

horaire(s) : 17h - entrée libre

description :
Dans le cadre du cycle de conférences organisé par le Frac Franche-Comté sur les œuvres de sa collection, l’historienne de l’art Stéphanie Jamet-Chavigny donne une conférence sur le triptyque photographique Out and out (2002) de l’artiste suisse Istvan Balogh

« Représenter l’extase, ce moment si personnel, si intime où l’Homme s’abandonne, est ce que le photographe suisse Istvan Balogh propose dans sa série Out-and-Out (ecstasies) réalisée en 2002. Qu’elle soit contemplative ou mystique, il s’agit de donner à voir et à penser cet état de ravissement. Comment signifier ce transport de l’être hors de lui-même ? Comment le photographe peut-il réussir à montrer l’impalpable, cet anéantissement de la conscience, le sentiment humain dans ce qu’il a de plus profond et de plus complexe ? En se confrontant à cette figure de l’extase par l’image photographique, Balogh interroge le rapport au réel que la photographie n’a cessé de questionner depuis sa création. Il touche à son histoire. Le photographe doit-il nécessairement partir en quête du fameux instant décisif prôné par Henri-Cartier Bresson ? L’interprétation permet-elle de supplanter le réel ? »
Stéphanie Jamet-Chavigny

Docteure en histoire de l’art, Stéphanie Jamet-Chavigny enseigne cette discipline à l’école régionale des Beaux-Arts de Besançon. Elle a également enseigné à Paris, Monaco, Nantes, Rennes ou encore Amiens en facultés ou écoles d’art. Elle a collaboré à de nombreuses publications parmi lesquelles «L’art de l’assemblage, Relectures »,2011 (ed. Presses universitaires de Rennes), «L’art contemporain en France» (ed. Afaa/Ensba), «Studiolo», revue d’Histoire de l’art de l’Académie de France à Rome ou encore la revue «Critique d’art». Elle co-dirige le colloque «Artistes et entreprises» organisé à la Saline d’Arc et Senans et a participé à diverses rencontres sur le mouvement Supports/Surfaces et sur l’œuvre de Bernard Pagès.

En savoir plus sur Istvan Balogh...


Les circonstances du hasard (the circumstances of the accident) : Jean-Christophe Norman (performance)

date : du 30/04/2011 au 16/05/2011

lieu(x) et coordonnées

horaire(s) :

description :
“Les circonstances du hasard” (the circumstances of the accident) est un projet artistique qui s’inscrit dans une suite d’explorations systématiques de grands ensembles urbains à travers le monde.

Depuis 2006, Jean-Christophe Norman développe des principes d’analogie, de superposition et d’évocation d’espaces géographiques autres en reproduisant précisément par la marche les contours d’une ville dans une autre.

Ici, ce sont les contours des cinq régions, (Alsace, Bourgogne, Champagne-Ardenne, Franche-Comté et Lorraine) qui forment le Grand Est qui vont être redessinés par la marche et les voies de la navigation à l’intérieur de l’immense agglomération d’ Istanbul.

Située sur le détroit du Bosphore qui sépare l’Asie et l’Europe, et relie la mer noire à la mer Marmara, Istanbul possède, plus que toute autre grande ville, une puissance évocatrice de l’élargissement des espaces historiques, géographiques et culturels.

Dans ce contexte d’ouverture, les régions du Grand Est se trouveront momentanément transférées dans ce monde qui interroge nos repères et nos capacités d’invention.

Le projet “les circonstances du hasard” donnera lieu à la réalisation d’un livre qui matérialisera cette volonté d’ouvrir un espace intellectuel et géographique et de le confronter à l’inattendu de la réalité du terrain. Ce livre aura pour ambition de proposer des échanges symboliques et concrets entre les régions qui ensemble forment la dynamique du Grand Est.


pour suivre le projet :
thecircumstancesoftheaccident.blogspot.com


séance spéciale : Raphaël Zarka (séance spéciale)

date : le 10/05/2011

lieu(x) et coordonnées

horaire(s) : 18h-20h / entrée libre

description :
Projection suivie d'une rencontre avec l'artiste
- Topographie anecdotée du skateboard, 2008 / 40’ (collection Frac Franche-Comté)

Topographie anecdotée du skateboard, est un film de montage par lequel, à partir d’une quarantaine de documentaires, films et vidéos de skate réalisés entre 1964 et 2006, l’artiste dresse une typologie des espaces du skateboard en mettant en avant la relation entre les espaces trouvés (ceux que s’approprient les skateurs) et les espaces construits pour cette pratique. Topographie anecdotée du skateboard fait suite à deux livres que l’artiste a consacré au skateboard : «Conjonction Interdite» (2003, réédité en 2007) et «Une journée sans vague, chronologie lacunaire du skateboard» (2006, réédité en 2009). Raphaël Zarka pratique le skateboard depuis son enfance. Il n’a jamais cessé de collecter des notes et des informations sur cette pratique.

Raphaël Zarka est né à Montpellier en 1977. Il vit et travaille à Paris.
En 2010, il a été pensionnaire de la Villa Médicis, Académie de France à Rome. Depuis 2009, plusieurs expositions personnelles lui ont été consacrées (Palais de Tokyo à Paris, Frac Alsace à Sélestat, Galerie du Centre Culturel Français de Milan, Museum of Modern Art d’Oxford, etc.). Formé à l’Ecole Nationale des Beaux Arts de Paris et à la Winchester School of Art, il a remporté en 2008, le prix Paul Ricard. Il est représenté par la galerie Michel Rein à Paris.

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les conférences du frac franche-comté / conférence d’Erik Verhagen, sur l’oeuvre petit nu de Stephan Balkenhol (conférence)

date : le 16/05/2011

lieu(x) et coordonnées

horaire(s) : 20h - entrée libre

description :
Dans le cadre du cycle de conférences organisé par le Frac Franche-Comté, le critique Erik Verhagen donne une conférence autour de l’œuvre Petit nu (1993) de Stephan Balkenhol , actuellement exposée à l’école d’art Gérard Jacot de Belfort.

Stephan Balkenhol réalise des objets sériels. Tout en interrogeant l’histoire de la sculpture, il entretient un rapport étroit avec la matière et joue sur le décalage des échelles.

La figure de Petit nu semble être une excroissance surgie du bloc/socle. La femme, ainsi juchée au sommet de ce grand parallélépipède, se présente comme un petit «objet» précieux. Elle est sculptée directement dans la masse du bois et présente quelques traces de polychromie qui rappellent la statuaire médiévale ou la sculpture expressionniste. L’aspect brut de l’ensemble témoigne de la volonté de laisser visibles les traces du travail, celles de la gouge.

L’absence de gestuelle et d’expressivité des personnages de Stephan Balkenhol n’est pas synonyme d’incommunicabilité. Pour l’artiste, qui s’est également intéressé à la statuaire égyptienne, la personnalité ressort d’autant mieux que le visage demeure impassible.

Cette pièce a été acquise par le Frac Franche-Comté en 1995. Elle est exposée à l’Ecole d’art Gérard Jacot jusqu’en octobre 2011. Il s’agit d’un prêt d’un an du Frac Franche-Comté dans le cadre de sa politique de diffusion des œuvres de la collection.

Erik Verhagen est Maître de Conférences en Histoire de l’Art Contemporain à l’Université de Valenciennes. Il a publié de nombreux essais et articles sur l’art des années 60 à nos jours et collabore régulièrement aux revues Art Press et Critique d’Art ainsi qu’aux Cahiers du Musée National d’Art Moderne. Il a assuré en 2010 le commissariat de l’exposition Jan Dibbets au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris. Il est co-auteur du catalogue Stephan Balkenhol paru en 2010 à l’occasion de la première grande exposition monographique de l’artiste en France, qui s’est tenue au musée de Grenoble jusqu’au 23 janvier 2011.


performance - visite guidée / Dector & Dupuy "du palais au parking" (performance)

date : le 22/05/2011

lieu(x) et coordonnées

horaire(s) : rdv le dimanche 22 mai 2011 à 11 h place du 8 septembre (place st pierre) 25000 besançon durée 1 h à 1 h 30 / gratuit

description :
Le Frac Franche-Comté invite les artistes Dector & Dupuy à réaliser une visite guidée dans Besançon le dimanche 22 mai à 11h. Il s’agit d’une performance qui se déroule dans le centre-ville, à travers une douzaine de points d’intérêt, parmi lesquels le futur bâtiment du Frac Franche-Comté au sein de la Cité des Arts et de la Culture.

Dector & Dupuy portent leur intérêt sur des éléments peu spectaculaires, comme les graffitis, les vestiges d’affichage, les débris, les divers objets que l’on peut trouver dans l’espace public. Lorsque le patrimoine est abordé, c’est toujours de façon inattendue.

Dector & Dupuy sont attentifs à l’agencement des éléments entre eux : des grilles qui empêchent le passage, un gobelet qui semble exposé sur un poteau, un bloc masquant partiellement une porte…

Pour les artistes, ces éléments à priori ordinaires peuvent constituer les traces des conflits internes à la ville visitée. Ils élaborent alors des hypothèses, des fictions toujours crédibles qui sous-tendent leurs visites guidées. Dector & Dupuy proposent un regard décalé qui peut prêter à sourire. Pour autant les deux artistes ne jouent aucun rôle, ils sont au contraire fermement ancrés dans la réalité.

Le regard peut être usé par l’habitude ou par des conditionnements, touristiques par exemple. En marquant une attention soutenue à des éléments dont l’évidence ou la récurrence dissuade généralement toute forme de questionnement, Dector & Dupuy renouvellent le regard porté sur l’espace public.

Ils construisent leurs visites en arpentant la ville. Leurs repérages préalables évoquent le travail d’enquêteurs, d’ailleurs ils en consignent chaque composante dans leurs cahiers. La méthode n’est pas sans évoquer l’archéologie mais, une archéologie urbaine contemporaine qui aurait pour objet le corps social d’une ville, ses contradictions et ses tensions.

Michel Dector et Michel Dupuy se sont rencontrés à l’École nationale des Beaux-Arts de Bourges puis, ils ont étudié ensemble à la faculté d’arts plastiques de Saint-Charles à Paris. Leur collaboration dure depuis plus de 20 ans. En parallèle à leurs expositions, ils ont proposé une vingtaine de visites guidées, à Metz, Mantes-la-Jolie, Méréville, Château-Gontier, Paris, Quimper ou Maastricht.

en savoir plus sur Dector & Dupuy…


séance spéciale : Neal Beggs (séance spéciale)

date : le 01/06/2011

lieu(x) et coordonnées

horaire(s) : 18h-20h / entrée libre

description :
Projections suivies d'une rencontre avec l'artiste.
- Expressway, 2000 / 11’ (collection Frac Franche-Comté)
- Surfaceaction, 2008 / 8’ Cable Car, 2002 / 12’
- The Alphabet Climb, 2004 / 11’
- Marmolada Beez, 2011 / extrait de 10’ (Shipsides and Beggs Projects)
- From our house to the summit of Europe, 2010 / extrait de 10’

«L’oeuvre de Neal Beggs est dominée par la figure de l’escalade, en tant que performance comme en tant que représentation. C’est le geste qui fonde son travail (comme on parle du geste d’un peintre). C’est aussi une métaphore : celle de la vie, de la carrière (ironie), de l’élévation et de l’exigence. C’est sa manière de parler du monde. C’est aussi un moyen de tester la frontière entre l’art et le réel» note le critique Jean-Marc Huitorel, 2008. Ce qui intéresse avant tout Neal Beggs dans la démarche artistique est «l’acquisition de cette capacité à repérer des similitudes, à transformer une situation apparemment quelconque en une situation d’exception (“le bon endroit au bon moment”), à être un passeur, à mettre deux ou plusieurs choses en ensemble afin de mettre en lumière une expérience». Neal Beggs, 2004

Neal Beggs est né en 1959 à Larne en Irlande du Nord. Il vit et travaille en France et au Royaume-Uni.
Il suit des études à la Glasgow School of Art et à l'Université de Sheffield. Ses œuvres sont régulièrement exposées depuis la fin des années 1990 en Europe. En France, il a été montré pour la première fois par la Zoogalerie (Nantes) en 1999. Le Frac Pays de la Loire lui a consacré une exposition monographique en 2010.

en savoir plus sur Neal Beggs…

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vernissage de l'exposition - frac : next generation #2, (vernissage)

date : le 15/09/2011

lieu(x) et coordonnées

horaire(s) : à partir de 18h30

description :
Le Frac Franche-Comté présente une exposition consacrée aux projets architecturaux de cinq Frac : Franche-Comté, Bretagne, Centre, Nord-Pas de Calais et Provence-Alpes-Côte d’Azur, du 16 septembre au 19 octobre, au Gymnase à Besançon.

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colloque « architecture et temps » (colloque)

date : du 10/10/2011 au 11/10/2011

lieu(x) et coordonnées

horaire(s) : lundi 10 octobre 10h à 12h30 ; 14h à 17h mardi 11 octobre 9h à 12h30 ; 14h à 17h

description :
Le colloque « Architecture et Temps », qui accompagne l’exposition « frac : next generation #2 », présentée par le Frac Franche-Comté, se construit autour de la présence de Kengo Kuma, architecte de la Cité des Arts et de la Culture de Besançon et interroge le lien entre architecture et temps.

En étroite relation avec l’histoire de la région Franche-Comté, cette problématique ntre également en résonance avec la ligne directrice de la collection du Frac Franche-Comté.

Les personnalités invitées dans le cadre de ce colloque, issues des univers de l’architecture, de la philosophie, de l’anthropologie, de l’art contemporain, se pencheront sur les thématiques suivantes:

-La temporalité conceptualisée
Quel est le lien entre les deux dimensions fondamentales de la structure temporelle des sociétés modernes, l’accélération et la désynchronisation ? La notion de temporalité a-t-elle évolué avec la popularisation des découvertes scientifiques ? Des questions qui n’espèrent pas de réponses mais qui permettent des éclaircissements pour mieux entrer dans le débat.

-La temporalité au Japon
La civilisation japonaise a t-elle développé « une esthétique du temps » qui encourage sa mise à distance pour mieux l’intégrer? Les intervenants tenteront d’analyser les paradoxes et les matrices du temps au Japon, et d’appréhender ainsi cette notion qui est présente dans la nature comme dans l’architecture et la culture.

-La prise en compte du temps dans les projets architecturaux
Le retour d’expérience par les acteurs mêmes du projet architectural nous éclairera sur cette captation du temps dont ils tentent de rappeler le souvenir pour mieux traduire les processus transitoires à l’oeuvre dans la création architecturale.

-Les temporalités nouvelles
Le développement durable veut redonner tout son poids au temps, n’est ce pas contradictoire avec la précipitation de l’éphémère ? La chronotopie retrouve les pratiques du promeneur urbain et engage une réflexion sur les temporalités de l’espace public pour penser la mutabilité de l’espace urbain et architectural.

Avec les interventions de Kengo Kuma, Christine Buci-Glucksmann, Sophie Houdart, Agence Lacaton & Vassal, Alain Bublex, Flavien Le Bouter, Joël Garnier, Jean-Sébastien Cluzel, León Arellano-Lechuga, Agence Malcotti-Roussey, Bruno Marzloff, Laurent Boiteux, Association Fakir.

conception : Frac Franche-Comté et Philippe Perreau

inscription obligatoire auprès du Frac Franche-Comté par téléphone (+ 33 (0)3 81 61 55 18) ou par courriel (contact@frac-franche-comte.fr)
entrée libre dans la limite des places disponibles

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séance spéciale : Simon Faithfull (séance spéciale)

date : le 18/10/2011

lieu(x) et coordonnées

horaire(s) : de 18h à 20h - entrée libre

description :
Projections suivies d'une rencontre avec l'artiste.

We Climbed round a final ridge and saw a whaling-boat entering the bay 2500ft, below. A few moments later we saw the sheds and factory of Stromness whaling-station. We paused and shook hands. Ernest Shackleton, 2005 / 12’ (collection Frac Franche-Comté)

44, 2005 / 44’ (collection Frac Franche-Comté)

Going Nowhere 2, 2011 / 6’

Simon Faithfull est un artiste explorateur. Il parcourt le monde, capture son vécu et ses sensations grâce à la caméra ou des petits dessins qu’il réalise sur son Palm Pilot. ??Il a été le premier artiste à obtenir une bourse du Conseil des Arts d’Angleterre pour participer à une expédition maritime en Antarctique (2004-2005).

Deux vidéos nous emmènent dans le sillage de l’explorateur anglo-irlandais Ernest Shackleton. L’une nous fait découvrir l’île de Stromness – au sud-est des Falkland -, et en particulier un port de pêche à la baleine désaffecté, dont les bâtiments sont aujourd’hui occupés par une colonie de phoques. L’autre donne à découvrir la vue depuis le hublot de la cabine occupée par l’artiste durant les 44 jours de son périple en mer de Weddell.

Going Nowhere 2 présente la promenade d’une personne au fond de la mer Adriatique. Elle se déplace laborieusement jusqu’à disparaître à travers un paysage constitué de poissons et de rochers, et baigné d’une lumière délavée.

Né en 1966 à Ipsden, Oxfordshire (Royaume-Uni), Simon Faithfull vit et travaille à Berlin et à Londres. Il a exposé notamment à l’ICA et au British Film Institut à Londres, au Haus am Waldsee à Berlin, au Crac Alsace à la Biennale de Venise.


en savoir plus sur Simon Faithfull…


séance spéciale : Marylène Negro (séance spéciale)

date : le 16/11/2011

lieu(x) et coordonnées

horaire(s) : de 18h à 20h - entrée libre

description :
Projections suivies d'une rencontre avec l'artiste.

Pa, 2007 / 4’55’’
Dark Continent, 2010 / 6’10‘’
Vénus, 2009 / 8’20’’
Répons, 2009 / 3’20’’
Ich Sterbe, 2007 / 11’43’’
Eclisse, 2010 / 8’51’’
Slettabol, 2011 / 15’50’’

Tous les films de Marylène Negro ont en commun d’avoir été réalisés à partir d’images photographiques. L’enjeu est plus conceptuel que purement formel. À Paris, Grenoble, Madrid, ou en Islande, l’artiste réalise des clichés, sans équipe, qui seront la base, retravaillée, de ses films. La temporalité donnée aux images vient de diverses figures de montage sculptées par la cinéaste. La prise de vue est plutôt à rapprocher, pour MN, de l’étape embryonnaire du scénario : la rencontre en solitaire avec l’esprit d’un lieu. La mise en scène, elle, procède du montage (et vice-versa) sans qu’on puisse différencier l‘une et l’autre de ces opérations, d’ordinaire distinctes. C‘est en montant ses films devant son ordinateur qu’elle les met en scène, qu’elle les réalise. Matthieu Orléan

Marylène Negro vit et travaille à Paris. Ses films sont montrés en France et à l'étranger, en installation et en salle de cinéma. Un livre d'artiste intitulé 7 mondes est édité en fin d'année chez Analogues. " Comme mes films, j'aimerais que ce livre soit un espace ouvert où chacun des sept auteurs que j'ai choisis peut lui-même rentrer, prendre place et écrire très librement d'après le choix qu'il aura fait de l'un de mes films." Le Frac Franche-Comté a invité Marylène Negro à réaliser une oeuvre pour son nouveau bâtiment.

en savoir plus sur Marylène Negro…



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Le Fonds régional d’art contemporain de Franche-Comté et l’École régionale des Beaux-Arts de Besançon organisent un cycle de projections d’œuvres vidéo et/ou cinématographiques d’artistes contemporains.

Qu’il soit un moyen utilisé ponctuellement ou qu’il constitue le medium unique dans le travail d’un artiste, le film, envisagé dans sa plus grande diversité (cinéma expérimental, documentaire, fiction…), occupe une large place depuis les années 60 dans la création artistique contemporaine.

Ces soirées sont consacrées à la présentation par l’artiste invité d’un ou plusieurs films dont il est l’auteur. Pour les spectateurs, ces séances sont l’occasion d’une rencontre privilégiée avec des créateurs reconnus sur la scène de l’art contemporain. Programmés tout au long de la saison 2011-2012, ces rendez-vous permettent de découvrir ou redécouvrir l’univers d’artistes dont certains sont représentés dans la collection du Frac Franche-Comté.

La programmation de ce troisième cycle a été réalisée conjointement par Sylvie Zavatta, directrice du Frac Franche-Comté, et Philippe Terrier-Hermann, professeur de vidéo et photographie à l’Erba Besançon.

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vernissage de l'exposition - Resonant Bodies (vernissage)

date : le 06/12/2011

lieu(x) et coordonnées

horaire(s) : à partir de 18h


séance spéciale : Rosa Barba (séance spéciale)

date : le 13/12/2011

lieu(x) et coordonnées

horaire(s) : de 18h à 20h - entrée libre

description :
Projections suivies d'une rencontre avec l'artiste.

Panzano, 2000 /? 22’
It´s gonna happen, 2005 / 2’31’’
They Shine, 2007 / 3’52’’
Outwardly from Earth's Center, 2007 / 23’39’’
The Long Road, 2010 / 6’14’’
Somnium, 2011 / 20'
A Hidden Conference: a Fractured Play, 2011 / 5’
Dans ses films, Rosa Barba développe un intérêt pour des endroits inhabituels ou des situations invraisemblables, qu’elle filme principalement en format 16mm, utilisant parfois le celluloïd ainsi que des documents existants pour créer des œuvres sur la réflexion de la structure du film comme médium, et sur sa présence physique. Elle crée des installations dans lesquelles le spectateur peut se retrouver à observer un projecteur en tant qu'objet sculptural, écouter ses sons et percevoir ses vibrations. L’œuvre de Rosa Barba construit une mythologie basée sur une multitude de points de vue, mais avant tout sur des notions utopiques, naturalistes et scientifiques.

Selon ses propres termes, sa vision filmique est « attirée par des restes monumentaux, avec une faiblesse pour les marges, les interstices, les interludes, pour des objets architecturaux qui ont perdu de vue - pas complètement- l'humain ».

Rosa Barba est née en 1972 à Agrigente en Italie. Elle vit et travaille à Berlin. Ses films et installations audiovisuelles ont été présentés dans de nombreux festivals dont le Festival International du Film de Rotterdam, et dans des expositions : New Museum à New York, Laboratorio Alameda à Mexico, Biennale de Venise, Museum of Contemporary Art à Chicago, Centre international d'art et du paysage de l'île de Vassivière, Center of Contemporary Arts de Tel Aviv.

en savoir plus sur Rosa Barba…

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Le Fonds régional d’art contemporain de Franche-Comté et l’École régionale des Beaux-Arts de Besançon organisent un cycle de projections d’œuvres vidéo et/ou cinématographiques d’artistes contemporains.

Qu’il soit un moyen utilisé ponctuellement ou qu’il constitue le medium unique dans le travail d’un artiste, le film, envisagé dans sa plus grande diversité (cinéma expérimental, documentaire, fiction…), occupe une large place depuis les années 60 dans la création artistique contemporaine.

Ces soirées sont consacrées à la présentation par l’artiste invité d’un ou plusieurs films dont il est l’auteur. Pour les spectateurs, ces séances sont l’occasion d’une rencontre privilégiée avec des créateurs reconnus sur la scène de l’art contemporain. Programmés tout au long de la saison 2011-2012, ces rendez-vous permettent de découvrir ou redécouvrir l’univers d’artistes dont certains sont représentés dans la collection du Frac Franche-Comté.

La programmation de ce troisième cycle a été réalisée conjointement par Sylvie Zavatta, directrice du Frac Franche-Comté, et Philippe Terrier-Hermann, professeur de vidéo et photographie à l’Erba Besançon.

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